Deux incendies « d'ampleur inédite » en Gironde et dans les Landes ont ravagé plus de 22 000 hectares et contraint à l'évacuation de plus de 140 000 personnes, menaçant la métropole bordelaise en pleine saison touristique.
Plus de 140 000 personnes évacuées22 000 hectares brûlés~1 000 militaires déployés (dont 500 renforts)≈58 400 habitants concernés par les 4 dernières communes évacuées~50 maisons et un camping détruits
Quoi
Deux feux majeurs déclenchés les 22-23 juillet 2026 dans le Sud-Ouest ont parcouru plus de 22 000 hectares (12 500 ha au nord du bassin d'Arcachon), détruit une cinquantaine de maisons et un camping, et provoqué l'évacuation préventive de plus de 140 000 personnes, y compris la presqu'île du Cap Ferret ; le feu se dirige vers Bordeaux.
Qui
Préfecture de Gironde, sapeurs-pompiers, ~1 000 militaires déployés (dont 500 supplémentaires sur ordre d'Emmanuel Macron), mécanisme de protection civile de l'UE activé ; parquet de Bordeaux enquêtant sur un départ de feu volontaire à La Teste-de-Buch.
Pourquoi
Sécheresse et fortes chaleurs estivales, végétation extrêmement inflammable (pins des Landes), vents, et au moins un départ de feu volontaire suspecté ; incendie qualifié de plus dévastateur des 50 dernières années.
Et alors ?
Au-delà du drame humain et écologique, la catastrophe frappe une zone touristique majeure en pleine haute saison : fermetures, annulations et évacuations amputent le chiffre d'affaires des TPE/PME du tourisme, du commerce et du BTP local, tandis que la destruction de la forêt landaise affecte la filière bois-papier et fait grimper les coûts d'assurance dans les zones à risque incendie.
🇫🇷 Impact entreprises françaisesfort
Pour les PME du bassin d'Arcachon et de la côte atlantique, c'est un arrêt brutal d'activité en pleine saison (tourisme, restauration, commerce, campings) et des pertes matérielles ; au-delà, la filière bois-forêt et le marché de l'assurance des biens en zone à risque sont directement touchés.
Risques Perte de chiffre d'affaires immédiate pour l'hôtellerie-restauration, campings et commerces évacués (haute saison, exposition n.c. mais potentiellement 50-100 % du CA estival local) ; destruction de stocks et d'actifs ; hausse à venir des primes d'assurance multirisque et incendie et durcissement des conditions de couverture en zone forestière ; ruptures d'approvisionnement en bois/pin maritime pour la filière papier-emballage ; routes coupées et logistique perturbée (Bison Futé déconseille la Gironde).
Opportunités Marchés de reconstruction et de désenfumage/déblaiement pour le BTP local ; demande en défense incendie (débroussaillage, matériel, systèmes d'alerte) ; report de clientèle touristique vers zones épargnées ; dispositifs d'indemnisation catastrophe naturelle et fonds de solidarité.
Actions PME
Déclencher sans délai une déclaration de sinistre et vérifier la garantie perte d'exploitation / catastrophe naturelle auprès de son assureur
Activer un plan de continuité (télétravail, report de commandes, communication clients sur réouverture) et documenter les pertes par photos/inventaire
Sécuriser un plan de trésorerie court terme (chômage partiel, report d'échéances URSSAF/fiscales, prêts garantis) auprès de la CCI et de la préfecture
Pour la filière bois : sécuriser des approvisionnements alternatifs et renégocier les délais fournisseurs/clients
Signaux à surveiller
Évolution du front de feu et proximité de la métropole bordelaise (nouvelles évacuations)
Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle et calendrier d'indemnisation
Bilan des surfaces brûlées, habitations et infrastructures détruites
Décisions des assureurs sur les primes et couverture en zone à risque incendie
Construit la chaîne de transmission (déclencheur → mécanismes → effets) et les conséquences pour la macro-économie, les ménages et les PME, avec des recommandations concrètes. Utilise les événements corrélés.